mardi, 29 août 2006
Aidons les Humains !
Début septembre, Discovery Channel se fend de la "Semaine Intersidérale" en proposant des programmes spécifiquement axés SF avec des films idoines et pas des pires en plus...
Ca c'est la petite info sympa sans plus qui ne m'aurait pas forcément fait créer une note. Par contre, à cette occasion et pour promotionner l'évènement ils ont monté un ... euh ... un site, parce que oui c'en est un, avec une idée bien branque comme j'aime.
Le postulat est tout bête : les extra-terrestres ont remarqué notre présence dans l'univers et aussi l'état dans lequel nous et notre planète nous trouvions. Du coup ils lancent un site à vocation "humanitaire" pour sauver notre espèce et le cailloux qui nous héberge. Ce en passant, bien évidemment, pas un morceau avec les plus grandes stars de la galaxie réunis, ce qui nous vaut un clip chorale dans l'esprit des band-aids tout à fait succulent.
Moi de la pub comme ça j'en veux bien tous les jours, c'est tellement rare qu'on prenne le consommateur pour une créature douée d'intelligence que ça fait du bien, surtout quand c'est drôle et finalement plus divertissant que réellement publicitaire. Hop, ça se passe juste en dessous, cliquez sur la bannière.

15:56 Publié dans Cinéma, Epikoienkore, La vie, l'univers et le reste..., TV, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : humains, discovery channel, semaine intersidérale
Enfin, du vrai, du grand journalisme !
Il y a Miss Gally qui vient de passer en interview sur une chaine de la TNT, Direct 8, qui ne donne pas envie d'en découvrir bien plus (de la chaine, pas de l'artiste hein).
Miss Gally c'est une dessinatrice talentueuse et drôle qui blogue ses travaux sur son ... blog (noooooooooooon ? siiiiiiiiiiiiiiiiii !) dont le lien se trouve en bas de note, mais également ses aventures sentimentales avec son namoureux (les dessins sont de l'un comme de l'autre) sur le Loveblog (actuellement en pause, mais posez le dans vos favoris, le changement de look et la suite sont pour bientôt).
Et si je vous en cause c'est parce que, ben déjà si vous ne connaissez pas c'est l'occasion idéale pour voir si son univers est susceptible de vous plaire (que vous soyez prévenus : si ce n'est pas le cas je tue le chien, non mais !), mais aussi parce que l'interview dont je causais plus haut, supposée porter sur une collection originale de mini-blogs papiers dont Gally est la directrice (de collection donc, suivez un peu aussi, pinaise comment que vous n'y mettez pas du votre...), est un modèle de... "non-journalisme" (là pour le coup je cause de l'interview, parce que la collection c'est de la BD, mais en fait je crois que vous le faites exprès juste pour me faire croire que mes phrases sont embrouillées et que mes parenthèses récurrentes et trop longues n'aident pas à la compréhension. Tout ça c'est petit, tout petit, si...)!
Et comme la damoiselle a posé dans sa dernière note la vidéo de l'interview en question, ben hop, je vous propose d'aller y jeter un oeil, autant de vacuité à la TV mais aussi de mépris vis à vis des invités ça mérite d'être observé. Pour les retardataires qui prendraient cette note en retard ça se passe précisément par là (vous avez remarqué ? Pas l'ombre de la moindre parenthèse dans ce paragraphe, rien, nada, que dalle, nothing et... pardon ? Ah... voui... et merde...).
Et après il y a encore des gens pour me demander pourquoi je regarde si peu la TV...

04:00 Publié dans Arts, Blog, Epikoienkore, TV | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Miss Gally, Direct8, Miniblog, bd
samedi, 19 août 2006
Paranoïa Agent

Je viens de terminer de visionner la première et probablement unique saison de Paranoïa Agent, série animée japonaise réalisée par l'immense Satoshi Kon qui en trois longs métrages (Perfect Blue, Millenium Princess, Tokyo Godfathers) a tout de même réussi à pondre trois chefs-d'oeuvre...
La première série du bonhomme est passionnante et plastiquement plus qu'aboutie. Chacun des six premiers épisodes montrent des japonais oppressés chacun sur des plans différents (socialement, sentimentalement, professionnellement, moralement...) qui, alors qu'ils se trouvent au bord du gouffre, vont être agressés par "le gamin à la batte", un mome surmonté d'une casquette, se déplaçant en patins à roulettes dorés et frappant avec une batte tout aussi ostentatoire et disparaissant aussi vite qu'il est venu. Cette narration en fait évidemment une série chorale, mais des plus atypiques. La seconde partie, et donc les sept derniers épisodes vont faire s'entrecroiser tous ces destins par le biais des deux policiers chargés de l'enquête pour nous mener à un final à la fois grandiose et d'une amertume sans nom.
Une histoire qui permet au réalisateur de planter pleinement le décor dans le cinéma de genre, qu'il soit fantastique, policier ou onirique, mais également de mettre les pieds dans la chronique sociale mais aussi intimiste ainsi que dans le drâme ce en évitant soigneusement le pathos, ce dont personne ne se plaindra, voir même à l'occasion d'un épisode au thème particulièrement grave sur l'actualité d'une face sombre de la société japonaise, de se frotter à la comédie de manière surprenante au vu du sujet évoqué.
Série géniale par un auteur génial, qui trouve dans son postulat le moyen de stygmatiser les névroses d'un japon rongé jusqu'à la moëlle par ses errances. La richesse thématique est impressionnante, s'intéressant autant aux sans logis qu'aux collégiens, aux pères de famille dépassés par leurs responsabilités qu'aux scénaristes associaux, en passant par la schyzophrène ou un trio de suicidaires mal assortis peu doués pour mourir. Le sous-texte n'est jamais lourd car navigant sur un scénario parfaitement huilé qui s'intéresse d'abord à son histoire sans jamais ramener son propos plus social et politique trop sur le devant. On pense parfois, dans cet aspect de la réussite de l'oeuvre, au Starship Troopers de Verhoeven, qui faisait la même démonstration : un réel propos de fond, engagé, sans se départir jamais d'être d'abord un divertissement, certes plus intellingent que la moyenne.
Les niveaux de lecture sont multiples, la complexité est réelle sans nuire à la fluidité de l'histoire, les références cinéphiles abondent, le ton change d'un épisode à l'autre sans pour autant jamais départir la série d'une belle homogénéité. La réalisation est évidemment, étant donné l'auteur de l'oeuvre, de trés haut vol pour une fiction télévisuelle ; la composition est généralement très belle sans jamais être gratuite, Kon s'amuse avec différents formats d'animation comme de graphisme, ce de manière aussi pertinente qu'esthétique, une mise en scène ludique qui ne perd pour autant jamais son sujet de vue ni la gravité de celui-ci.
On aimerait juste parfois en savoir un peu plus sur des personnages croisés un peu vite, mais le principe lui-même de la série justifie cet état de fait. Une seconde saison permettrait sans doute d'en apprendre un peu plus sur ces individus attachants, mais Satoshi Kon n'étant pas franchement un homme de la répétition il serait surprenant qu'une suite soit mise sur pied.
En l'état il s'agit de la mini-série la plus intelligente et intéressante que j'ai pu voir ces dernières années dans le cadre de la japanim', en fait mon plus gros coup de coeur depuis Serial Experiment Lain, autre chef-d'oeuvre urbain et dépressif (et expérimental comme l'assume d'ailleurs pleinement le titre) que je vous recommande également chaudement.
L'intégrale de la série est disponible en un coffret 5 DVD chez Dybex. Qualité d'image moyenne, celle-ci étant étrangement flouttée, néanmoins c'est la seule possibilité pour découvrir la série en V.O. sous-titrée ou dans un doublage français relativement médiocre qui n'est donc pas à recommander, les éditions étrangères étant toutes dénuées de sous-titres français.


15:40 Publié dans Epikoienkore, TV | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : paranoïa agent, satoshi kon, série
vendredi, 17 février 2006
Desperate Housewives

Saison1 : 23 épisodes de 45min.
Réalisateurs : Mark Cherry, Tom Spezialy
Producteur(s) : Mark Cherry
Scénariste(s) : Mark Cherry
Pays : Etats-Unis
Année : 2004
Studio : Buena Vista (Disney quoi...)
Genres : Comédie - Drame - Séries TV – Suspense
Synopsis
Cette série raconte la vie de quelques habitantes de Wistéria Lane, un quartier qui n'est paisible qu'en apparence, surtout pour ses femmes aux foyers désespérées.
Personnages ( De gauche à droite)
Edie Britt (alias Nicolette Sheridan) : Personnage secondaire, croqueuse d'hommes, elle travaille dans l'immobilier. Celle blonde plantureuse cherche son bonheur soit dans les bras de mâles, soit dans la quête de l'amitié de ses voisines, quête qui passe souvent par les conflits et la rivalité.
La bimbo classique si ce n'est qu'elle semble terriblement humaine.
Susan Mayer (Teri Hatcher) : Son mari vient de la quitter pour une petite blonde d'une vingtaine d'années avec qui il l'a trompée. C'est donc désespérée qu'elle a emménagé avec sa fille qui a tendance à la materner. Elle va s'amouracher d'un mystérieux plombier qui vient d'emménager devant chez elle.
Une maladroite absolument séduisante.
Bree Van De Kamp (Alias Marcia Cross) : Au yeux de ses voisins c'est la femme Parfaite. Toujours souriante, une cuisinière hors paire : La W.A.S.P. dans toute sa splendeur. Mais tout basculera quand elle apprendra que son mari veut la quitter.
Personnage aussi exubérant qu' émouvant.
Gabrielle Solis (Alias Eva Longoria) : vient d'un milieu pauvre et a sauté sur l'occasion lorsqu'un riche sud américain la demanda en mariage en ajoutant "Je te promet de t'offrir tout ce que tu voudras." Il a tenu sa promesse mais elle est malheureuse. Ne voulant ni enfanter, ni travailler, son seul divertissement est de tromper son mari et de le lui cacher activement.
Un bout de femme sexy et léger.
Lynette Scavo (alias Felicity huffman) : Lynette est écartelée entre ses triplés peu dociles et son bébé, la nostalgie d'avoir quitter un travail (publicitaire) qu'elle aimait et dans lequel elle excellait, la peur de ne plus séduire son mari qui l'a connue en tailleur sexy et qui la voit recouverte de bave et autre résidus alimentaires.
Haute en couleur et admirable.
Intrigue

Elle commence dès les premières minutes du pilote, Mary Alice Young se suicide d'une balle dans la tête, ce qui bouleverse l'univers de chacune de ses amies. "Elle avait l'air si heureuse." En rangeant les affaires de la défunte, elles découvrent une mystérieuse lettre que Mary a reçue le jour de son suicide. A partir de cet indice, ses amies vont se plier en quatre pour savoir pourquoi elle s'est tuée. Qui est donc ce mystérieux plombier ? Pourquoi le mari et le fils de Mary sont-ils si étranges ? Mary hante chaque épisode sous forme de voix off omnisciente, commentant la vie de ses amis, donnant davantage de profondeur à la série.
Mon avis
Avant de voir cette série je m'attendais à un mélange entre Les Feux de l'Amour et Sex and the city. Quelque chose de cliché, asseptisé et vulgaire. Je suis tombée de haut.
D'une part c'est une série divertissante, aussi comique que dramatique. On a l'impression de connaître chaque personnage, qui a sa manière est amusant et attachant. Il n'y a absolument pas de morale derrière même pas un fond de "Elever des enfants c'est dur mais ils vous le rendent bien.", au contraire l’ingratitude de certains est risible. Et une série américaine non moralisatrice ça ne court pas les rues.
De plus l'intrigue est incroyablement captivante, ce qui ne déplait pas à ces messieurs. Oui car figurez vous que cette série ne plait pas qu'aux femmes. Tous les hommes de mon entourage sont devenus "addicts", visionnant la série en une semaine, contre deux pour moi. Ils disent que l’intrigue est géniale et que lorsqu’on regarde un épisode on meurt d’envie de voir l’autre pour élucider l’intrigue. Je les ai prévenus que le dénouement n’était qu’au dernier épisode et pourtant, ils regardent les 22 autres alors je les soupçonne d’aimer la série tout court.
Là ou la série est vraiment originale c'est qu'elle lève des tabous encore plus grands que ceux de la sexualité, à savoir la difficulté d'élever des enfants, de se reconstruire quand son mari est parti, l'ennui des femmes entretenues, la nostalgie qu'engendre le fait d'arrêter de travailler pour devenir "femme au foyer". Mais surtout une aberration sociale qui veut que paraître heureuse aux yeux des autres femmes soit une priorité. Comme si admettre la difficulté de la vie pour une femme, c’était obscène. Comme si paraître heureux c’était l’être par procuration.
Comment voir cette série
La première saison vient d'être diffusée dans les horaires payants de canal+, mais se les procurer en DVD est un bon investissement (chez Buena Vista Home Video).

17:26 Publié dans Anis, TV | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Arts et culture
dimanche, 13 novembre 2005
BIENTOT...

16:25 Publié dans TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note















