lundi, 12 décembre 2005

Dada s'empoussière

Eh oui, j’ai fini par y aller aussi à cette expo Dada dont on entend parler à tous les coins des rues bourgeoises et derrière les vitrines de chaque libraire parisien. J’avais emmené avec moi un excellent baromètre d’intérêt, à savoir ma mère, qui d’ordinaire s’attarde à peu près trois quarts d’heure sur chaque œuvre et qui, cette fois-ci, m’a entraînée vers la sortie à peine plus d’une demi-heure après être entrée.

 

Il faut donc s’interroger sur l’intérêt de cette expo, malgré le battage qu’elle a fait ces deux derniers mois.  

 

Dada, c’est bien connu, ne cherchait pas à subjuguer, ni à éblouir. Le fait est qu’en se promenant à travers les cloisons amovible de la salle du sixième étage du centre Beaubourg, on n’est impressionné à aucun moment. Après tout, une reproduction de L.H.O.O.Q. vaut bien le véritable L.H.O.O.Q. Seul le concept compte, et voilà la raison pour laquelle cette exposition paraît plus documentaire qu’artistique.

 

Pour celui qui connaît déjà bien le mouvement, elle ne vaut donc pas vraiment le détour. Il prendra éventuellement plaisir à reconnaître des pièces célèbres, mais pourra facilement remplacer le déplacement par un bon bouquin. En revanche, pour qui ne sait pas de quoi il s’agit, c’est là un tour d’horizon intéressant qui lui permettra de faire le point sur cette période-clé de l’histoire de l’art, et de mieux comprendre ce qui se fait aujourd’hui.

 

On n’en ressortira donc pas profondément ému, mais, si l’on prend le temps de lire les textes et de se ressituer dans le contexte de l’époque sans s’arrêter à l’aspect rébarbatif de la plupart des œuvres, on se couchera un peu plus instruit.

 

 

ZOF