vendredi, 09 juin 2006

Redresse le budget de la nation !

L'état français a parfois (une fois tous les dix ans en moyenne) une idée fun... En l'occurence le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie a dépensé une petite partie des sous des contribuables pour créer un jeu en flash permettant de gérer le budget de l'état !

 

Forcément, on est de suite sceptique. Et pourtant... sans être grandiose il s'agit là d'un petit divertissement ludique et pédagogique tout à fait noble.

 

P'tain, ça vient de m'arracher la gueule d'écrire ça...

 

Mais c'est bien le cas pourtant, un petit jeu sans prétention, bien foutu et accessible.

 

Quant aux motivations profondes liées à ce projet, plutôt que de me perdre en conjectures je vous laisse juger de par vous même.

 

Non non, ce n'est pas un canulard, cliquez donc

 

 

CyrO

mercredi, 10 mai 2006

Mario est vivant !

Pour qui a joué une fois dans sa vie à Mario Bros, ou simplement vu tourné un de ces jeux dans leurs premières itérations, la vision de cette vidéo est un passage obligatoire !

 

Pour les autres, vous pouvez toujours jeter un oeil, mais je ne suis pas sûr que ça conserve le même intérêt.

 

Quant aux fans... ils vont être bluffés !

 

Merci à BaNDiNi pour le lien :oD

 

He's Alive !!!

 

 

CyrO

vendredi, 31 mars 2006

Vacances en Cyrodiil

(Avertissement aux arpenteurs des Elder Scrolls : Spoilers inside !)

Pour voir les images en plus grand, cliquez sur les vignettes.

Au loin sur la droite se dessine la tour de la Cité ImpérialeAlors que ce blog semblait vouloir reprendre du poil de la bête je décidais pourtant de partir quelques jours en vacances dans une des provinces de Tamriel : Cyrodiil !

 

Tamriel, je connaissais pourtant bien, pour avoir longuement parcouru les terres de Solstein, de Vvardenfell ou d'Hammerfell. J'ai dû oublier combien ce pays dans son ensemble pouvait être fascinant, voir même addictif...

 

Et puis, je pensais ne guère prendre de risques avec Cyroddil, cette province hébergeant l'empereur la stabilité politique était supposée garantie et le voyageur pouvait donc y partir serein, seuls les bandits de grand chemins et autres feux follets pouvant l'ennuyer. Bon, bien sûr il y a encore toutes ces ruines accueillant diverses monstruosités, mais finalement il suffit de ne pas sortir des routes et chemins tracés pour au pire risquer sa bourse, mais certainement pas sa vie ! Si j'avais su...



Cheydinhal, certainement la plus belle ville à visiter en CyrodiilSi j'avais su que, pour une raison qui m'a échappée, j'allais de suite après mon passage en douane me retrouver enfermé dans les cachots de la Cité Impériale !!! Que le garde impérial qui m'enferma choisit une cellule pas tout à fait comme les autres et qu'à cause de ce détail l'Empereur en personne viendrait m'y rendre visite...



Oh bien sûr, ce n'est pas moi qui l'intéressait, mais le passage secret menant vers l'extérieur qui s'y trouvait. Avant de l'emprunter l'Empereur me dévisagea avant de lancer "Toi ! C'est toi que j'ai vu dans mes rêves ! Une grande destinée t'attend ici, alors que je serais mort depuis longtemps, tout comme mes descendants. On va bientôt m'assassiner et je sais ne pouvoir échapper à ces plans, tout comme mes enfants n'ont su s'en mettre à l'abri... Ecoute-moi : ce que mes ennemis ignorent, alors qu'ils veulent déstabiliser le pays en le privant de monarque, c'est qu'il me reste encore un fils que je n'ai jamais reconnu. Un enfant du péché mais qui n'en a pas moins le droit de reprendre le flabeau s'il ne reste que lui. Je l'ai mis entre de bonnes mains à sa naissance, il vit chez un prêtre, près de Chorrol. Trouve-le discrètement et aide le à accéder au trone !". Et alors que je m'enfuyais des prisons avec l'Empereur par le biais de ce passage secret, ce dernier (l'Empereur, pas le passage secret ! raaaah) se faisait assassiner par des meurtriers rapides et silencieux, ce presque sous mes yeux.



Un couché de soleil sur les remparts de CheydinhalJ'aurais pu oublier sa requête, mais c'est grace à lui que j'étais sorti de prison, et puis surtout, si je voulais profiter de mes vacances, celles-ci seraient bien plus sereines dans un pays politiquement fort ! C'est par les égouts que je sortais finalement à la lumière, alors que le jour tombait et que Cyrodiil s'offrait à moi dans toute sa superbe. Une nouvelle aventure m'attendait, quoi qu'aventure me semblait un terme un peu fort, un prêtre à trouver pour qu'il me présente son disciple, ce dans une une des grandes villes de la région ne devant pas être à plus d'une demi-journée de marche, j'avais connu bien plus épique...

 

Ma plus grosse erreur, évidemment, fût de croire en cette apparente simplicité ! Bien sûr le jeune homme ignorant le sang bleu coulant dans ses veines n'était plus là où jaurais dû le trouver ; désormais prêtre il était parti à Kvatch, une autre ville d'importance située bien plus loin dans le territoire... Je compris dès lors qu'il allait me falloir une monture. Seulement voilà, après avoir fait le tour de quelques écuries, il me parut évident qu'avant d'acheter un cheval il me faudrait d'abord réunir quelques septims (la monnaie locale), tant les canassons ne sont pas donnés !

 

Un des chemins verdoyants menant à Skingrad, pure cité médiévale entourée de vignobles et autres vergersC'est ainsi que je me retrouvais embauché par la Guilde des Guerriers comme par celle des Mages, moi qui ne suis à la base qu'un modeste voleur-archer ! Evidemment j'ai cherché à rentrer en contact avec la Guilde des Voleurs, mais celle-ci se fait discrète avec la proximité de la cité impériale, et je ne l'ai pas trouvée de suite, loin de là... Mes services sont donc allés aux premiers en réclamant la nécessité.



Les gens de la région semblent tous avoir des problèmes, à tel point que de simples particuliers (marchands, voyageurs, gardes, mendiants, mages...) ont très vite fait appel à moi et à mes talents. Du vol de grimoir magique (pour faire une farce à la hiérarchie d'une guilde de mages) à la découverte d'un village peuplé uniquement de personnes invisibles (un magicien, en ayant marre de les entendre se plaindre du bruit que faisaient ses expérimentations, a décidé de les punir de cette façon) à qui rendre leur visibilité, en passant par des filatures de villageois, à prioris quelconques, commanditées par un type paranoïaque au dernier degrès, je n'ai guère eu le temps de m'ennuyer...

 

Découverte d'un monastère isolé au nord de BrumaEt puis je reste un voleur, donc il faut aussi prendre en compte un nombre déjà plus qu'important de maisons visitées de nuit, de personnes dont j'ai fouillé les poches et autres larcins en rapport avec ma profession. J'ai d'ailleurs finalement réussi à rencontrer des membres de la Guilde des Voleurs, ce qui m'a permit, alors que je commençais à être sérieusement encombré dans mes mouvements par mon butin, de recéler vers un de leurs spécialistes le fruit de mes vols, mais aussi vers qui acheter ces crochets sans lesquels il m'est bien difficile de compter fleurette à un verrou... Malheureusement, venant d'intégrer leur faction et n'ayant que peu progressé dans la hiérarchie, seul un type de Bruma, cité enclavée sous la neige dans les montagnes de Jerall, accepta de racheter mes marchandises malhonnêtement acquises, ce qui me força à faire beaucoup de route pour parfois pas grand chose.

 

C'est à partir de là que j'ai pu m'offrir un cheval, bai en l'occurence, pas hors de prix et s'avérant un bon compromis entre rapidité de déplacement et solidité. Il m'a même surpris en tuant à coups de sabots et quasimment sans mon aide un puma qui nous avait attaqués en bord de route ! Une bonne bête que je laisse dormir dans une écurie dès que l'endroit où je passe la nuit en possède une ; il le mérite bien...

 

Allez savoir pourquoi, les gens ont une certaine propension, en ces contrées, à me faire des confidences, confidences parfois non sans conséquences...Je me décidais finalement, désormais paré, à partir pour Kvatch, non sans une certaine appréhension. Le voyage s'avéra long et parsemé d'embuches. Le pire pourtant se trouvait à l'arrivée de ce périple. Kvatch n'existait plus...

 

En contrebas de la colline sur laquelle la ville toisait autrefois fièrement la contrée, un campement de fortune accueillait les rares survivants de ce qui semblait avoir été une attaque furieuse et sans merci. Là on m'expliquait qu'une porte s'était ouverte et que des armées de monstres en avaient surgis pour détruire la cité. Je compris vite que je ne devais pas être le seul à savoir qu'il restait un héritier à l'Empire, et que ceux qui avaient traversé cette porte savaient sans doute parfaitement ce qu'ils venaient y chercher...

 

Le pont menant au château de Skingrad ; dessous, plus loin, Skingrad elle-mêmeJe n'avais d'autre choix que d'aller constater de moi-même. Arrivé sur les lieux le ciel devint cramoisi, parcouru d'éclairs, l'atmosphère était électrique et presque malsaine. Aux portes de ce que fût Kvatch je rencontrais quelques gardes impériaux qui tentaient de contenir l'invasion. Ils m'expliquèrent que la porte, par laquelle avait surgit l'ennemi, donnait sur l'Oblivion, une sorte de dimension parallèle ressemblant plus à l'enfer qu'autre chose ; parcourue par des élémentaires de feu et autres Faucheclan... Des créatures dangereuses et non dénuées d'intelligence. Il fallait désormais refermer cette porte, et pour cela il n'y avait pas d'autre solutions que de la franchir et de trouver un moyen pour la clore à jamais !

 

Ils m'expliquèrent également que le seul batiment encore debout était la cathédrale et qu'apparemment quelques personnes s'y étaient réfugiées avec des gardes, les créatures semblant peu promptes à y entrer. J'appris que le prêtre devait s'y trouver. Martin de son petit nom... Martin, celui qui est sans doute le fils caché de l'Empereur ! J'allais enfin pouvoir réaliser la volonté de feu l'Empereur...



Et à ceux qui lisent ceci en pensant que ça semble bien trop facile, je leur répondrais qu'ils ont raison ! Mais c'est là une autre histoire que je reviendrais peut-être vous conter un jour...

 

Danaël Sydaril, Bosmer voleur-archer niveau 14, du pays de Tamriel, dont les vacances ont été bien perturbées.

 

 

Carte de la province de Cyrodiil

 

 

CyrO

lundi, 06 mars 2006

Psychonauts

Bon ben finalement ça n'aura pas attendu bien longtemps avant que je ne me fende d'un nouvel article...

 

PsychonautsTim Schafer (très intéressante interview du bonhomme si vous suivez ce lien) revient enfin sur le devant de la scène vidéo-ludique ! Schafer, c'est l'homme à l'origine des meilleurs jeux d'aventure de chez LucasArts dans leur âge d'or, époque désormais bien révolue ; on lui doit des hits aussi barrés, drôles et intelligents que Day of the Tentacle, Full Throttle ou plus près de nous Grim Fandango (1998) - grands classiques s'il en est -. Un de ces personnages importants dans le monde du jeu vidéo, de ceux qu'on peut aisément qualifier d'auteurs et qui proposent systématiquement des oeuvres personnelles au sein de véritables univers ne pouvant être comparés à aucun autre.

 

 

Parti de chez LucasArts depuis un bout de temps il en a profité pour fonder son propre studio de développement (Double Fine) dont la première livraison est donc ce Psychonauts. Un jeu pas tout récent puisqu'il a déjà été édité au Etats-Unis depuis plus d'un an. Si l'attente a été aussi longue pour la France c'est bêtement pour deux raisons : une localisation peu évidente, le jeu comprenant de nombreux dialogues et autres jeux de mots, mais aussi l'univers du jeu en lui-même, original, adulte, décalé et plutôt sombre qui semble avoir fait peur à un distributeur bien frileux.

 

Surprise plutôt importante : Schafer ne nous revient pas cette fois par le biais d'un jeu d'aventure mais par celui, et ce même s'il est bien plus que ça, d'un jeu de plateformes/action !!!

 

Raz (diminutif de Razpoutine) est un jeune adolescent qui vient d'intégrer la colonie du Roc-qui-Murmure, un camp un peu particulier puisqu'il ne reçoit que des enfants "psychiques" (dotés donc d'un potentiel mental infiniment supérieur à celui de l'humain de base) ce dans le but de les amener à devenir des Psychonautes, sortes d'agents secrets du mental. Raz s'y est plus introduit qu'il y a été invité, arrivant là après avoir fuit le cirque de ses parents où son père lui faisait subir brimades sur brimades, ne supportant pas que son fils soit différent des autres et surtout détestant les psychiques dont son fils fait partie, ceux-ci ayant lancé une malédiction sur leur famille, les empêchant d'approcher de la moindre nappe d'eau sous peine d'être attaqués par un monstre aquatique n'existant que pour eux et donc leur esprit.

 

Voui, je sais, ça fait un peu barré là comme présentation, et pourtant ce n'est rien face aux développements scénaristiques tortueux et bien frappés de cette vraie perle unique en son genre.

 

Raz va donc devoir suivre une formation de Psychonaute, formation dispensée dans un environnement très particulier mais également par des professeurs eux aussi très spécifiques ! L'un est un ancien militaire comparant l'intrusion dans le cerveau d'un autre à une véritable guerre ouverte (ce qu'elle est en un sens, il faut bien l'admettre) et ne jurant que par des méthodes agressives et bien viriles. On en trouve un autre tout ce qu'il y a de plus psycho-rigide, ressemblant plus à un cadre de l'administration doublé d'un scientifique raide comme la justice qu'à l'espion qu'il est supposé être. Enfin on croise une jolie brésilienne pour qui tout n'est que fun, adorant passer à la TV et perdre son temps en de multiples fêtes à l'ambiance psychédélique très marquées disco.

 

Et puis il y a tous les jeunes occupants du camp. Mal dans leur peau, tous névrosés jusqu'à la moelle, tous franchement barrés entre autre de par leur statut de parias qu'ils ont forcément bien du mal à gérer. Mais surtout pour la plupart tous très attachants même pour les plus insupportables et les plus cons, Schafer sachant parfaitement définir ces personnages pour lesquels, à différents degrès, on finira par éprouver une certaine empathie, et ce même pour le dur à cuir de service, pourtant à prioris un sacré connard ! Chacun possède une sensibilité et des délires différents, l'auteur ayant surtout bien pris soin de leur faire don d'une véritable humanité qui les crédibilise au delà de leurs pouvoir étranges et de cet aspect de freaks dont il est difficile de les dissocier.

 

Raz va en donc beaucoup cotoyer ces élèves, le jeu étant scindé en deux parties très distinctes. Dans la première il devra visiter dans les moindres recoins ce fameux Roc-qui-Murmure, qui à la base semble plutôt riquiqui mais s'avèrera, au fur et à mesure de l'avancée du jeu, franchement immense ! Divisée en plusieurs zones, cette partie du jeu est totalement ouverte et le joueur est libre d'aller où il le souhaite comme de faire ce dont il a envie. Du lac à la forêt en passant par les labos secrets des profs jusqu'à la grande zone d'accueil ou encore celle où vivent les momes, il y a de la place pour bouger et du monde à rencontrer ou avec qui discuter. Chaque zone comprend un certain nombre d'objets à trouver (bien cachés mais jamais réellement inaccessibles une fois qu'on les a repérés) qui aideront à l'avancée de l'aventure, mais surtout qui apporteront pas mal de profondeur à la fois à l'univers visité mais aussi à son gameplay. Pour une fois, tenter de finir le jeu le plus près possible des habituels fameux 100 %, communs à beaucoup de jeux de plateformes, n'est pas horripilant, on y prend même énormément de plaisir. Et puis il y a tant à découvrir et à visiter parallèlement...

 

La seconde partie du jeu est, elle, directement liée à l'entrainement sur la voie de psychonaute. Chacun des profs va dispenser progressivement à Raz des leçons pour maîtriser ses différents pouvoirs à l'intérieur de leur propre cerveau, puis par la suite aller régler quelques problèmes dans le cerveau de personnes extérieures à ce microcosme.
Cette partie est plus directive puisque s'inscrivant bien plus dans le jeu de plateformes classique, avec un seul chemin à suivre. Mais quel chemin ! Chaque niveau représente donc la psyché d'un personnage, et du fait chacun est extrêment différent, répondant à chaque fois à une univers autre, du plus tordu au plus déroutant en passant par le plus malsain ou le plus coloré voir même disco (la brésilienne dont je vous causais plus haut)...

 

Du fait la diversité est plus que présente et non seulement elle nous évite l'habituelle lassitude de ce type de jeux mais en plus elle nous donne envie d'aller voir plus loin ce que ce chtarbé de Tim Schafer peut bien avoir encore trouvé pour nous amuser, nous divertir, nous faire rire ou bien réfléchir ! Dans chacun de ces cerveaux il faudra là aussi partir en quête de différents objets, que ce soit des bribes de mémoire symbolisées par des sortes d'icones colorées transparentes, immobiles ou en mouvement, toujours différentes et en rapport avec l'esprit visité, ou bien encore des bagages émotionnels dont il faudra d'abord avoir trouvé la clé pour pouvoir accéder à leur précieux contenu (qui sera par la suite visionnable par le biais d'une visionneuse type diapositives, la plupart du temps des informations approfondissant les personnages en nous livrant des recoins oubliés ou volontairement cachés de leur psyché - c'est la plupart du temps parfaitement jubilatoire - ou bien de magnifiques croquis préparatoires du jeu. Et puis bien sûr il y aura des ennemis à affronter à l'aide des pouvoirs que l'on aura appris à maîtriser progressivement (lévitation, pyrokinésie, télékinésie...), ennemis qui prennent ici la forme de "censeurs", des sortes d'anti-corps de l'esprit, ressemblant à de bons bureaucrates avec leur costume-cravate triste à mourir et leurs lunettes et coupes de cheveux basiques, qui chassent tout ce qui n'a pas à se trouver là et dont Raz fait forcément partie ; ainsi que d'autres créatures venues tout droit des méandres du cerveau accueillant le personnage principal.

 

A chaque fois c'est d'ailleurs un éblouissement et une vraie jubilation ! On croirait presque changer de jeu tant les univers sont distincts et parfaitement différents. Néanmoins l'exploit de Schafer est que l'ensemble reste parfaitement homogène, et si l'on a l'impression d'avoir presque à faire à une direction artistique différente pour chaque univers, tout reste cohérent, d'un bon goût surprenant et systématiquement l'émerveillement nous cueille ! Enfin, "émerveillement" n'est pas forcément le mot le plus juste tant certains endroits sont sinistres à visiter, et même si le jeu ne se départit jamais d'un certain humour il faut bien avouer qu'il est souvent très noir.

 

On se retrouve donc avec ce jeu face à une direction artistique générale tout simplement bluffante de par sa richesse et le soin qui lui a été apporté ! Et le jeu a beau avoir plus d'un an d'existence rien ne permet de le dater ainsi, c'est beau, c'est souvent frais, c'est fun, plein de couleurs (quoi que quelques niveaux se passent strictement en noir & blanc - je vous dis, c'est un jeu complètement dérangé !) et de détails qu'on n'attendait pas. Bien sûr il ne mettra pas à genoux votre carte graphique, les effets spéciaux, aussi jolis soient-ils, n'étant pas pléthoriques ni du dernier cri, mais peu importe ! Pour une fois, et c'est plutôt rare hélas, la 3D est très personnelle, ne ressemble à rien d'autre de vu au préalable, plus proche d'un dessin animé auquel Tim Burton aurait participé pour le design que d'un énième clone de Doom 3 utilisant un moteur générique faisant se ressembler bien des jeux pourtant techniquement plus à la page.

 

Au niveau de la jouabilité tout va parfaitement bien, que ça soit avec un pad entre les mains ou avec l'efficace couple clavier/souris, le jeu se laisse naturellement prendre en main et lorsque l'on "perd" on ne peut s'en prendre qu'à soi-même tant Raz répond au doigt et à l'oeil.

 

L'ambiance sonore n'a pas été oubliée, la bande son étant parfaitement retranscrite, que ce soit dans les bruitages (parfaitement gérés dans l'espace sonore et donc dans leur placement) que dans la musique (qui fait parfois penser à du Danny Elfman, tiens donc...) ou bien encore dans le doublage français qui, une fois n'est hélas pas coutume, est d'une belle qualité, chaque personnage ayant droit à une voix lui convenant bien doublée de surcroit par des comédiens visiblement impliqués.

 

Quant à la durée de vie elle dépendra tout simplement de votre façon de jouer. Pour moi qui aime prendre mon temps et découvrir tout ce que les développeurs peuvent avoir caché à droite et à gauche comme m'arrêter sur les détails et jouer au touriste dès l'instant où un jeu me donne un peu de liberté, cette durée de vie est conséquente (pour un jeu de cette catégorie), je l'estime à une bonne vingtaine d'heures. Pour qui va droit au but sans trop perdre son temps à visiter et à causer à tout le monde, il semblerait que ça tombe directement à la moitié à savoir donc une grosse dizaine d'heures !

 

Psychonauts est donc un jeu qui renouvelle totalement le genre plateformes/action, qui multiplie les gameplays au sein d'un genre en général plutôt limité sur ce plan. Une vraie bonne suprise, totalement rafraichissante et d'une grande générosité qui fait plaisir à voir. Un jeu bourré de bonnes idées concrétisées, d'humour, au sein d'un univers maîtrisé, sensible et adulte ! D'ailleurs attention, ne vous y trompez pas... Malgré la bonne bouille des images que vous pourrez glaner ici ou là le jeu s'adresse aux adultes et aux ados mais certainement pas aux enfants pour qui il peut être à la fois perturbant et effrayant, sans parler du fait que les plus jeunes risquent de ne pas bien comprendre tout ce joyeux foutoir dépressif (si si) et donc de passer à côté d'un des poles les plus intéressants de la nouvelle oeuvre de Tim Schafer ; le jeu est d'ailleurs déconseillé aux moins de 12 ans.

 

Graphismes : 17

Jouabilité : 16

Ambiance : 18

Scénario : 16

Note Globale : 18

 

Psychonauts, un jeu développé par Tim Schafer chez Double Fine, édité par Majesco et distribué par THQ, disponible sur PC, PS2 et XBox.

Dans les 44 euros chez tout bon crémier qui se respecte.

 

(Cliquez sur les vignettes pour les afficher en plus grand)

La salle donnant accès aux différentes psychés, y compris celle du héros !
Par moments un petit côté Alice au Pays des Merveilles
Oui, on peut également se balader en bateau, mais attention Raz a une véritable phobie de l'eau
Un esprit trop cartésien peut parfois se transformer en gros foutoir si on en perd le contrôle...
Raz à la colo du Roc-qui-Murmure
Un des nombreux artworks que l'on peut récupérer au gré de l'aventure
Le connard de service et son second, qui peuvent à l'occasion s'avérer néanmoins tout aussi attachants et touchants que leurs petits camarades
La colo est immense et on s'y balade en toute liberté !
Une euh... enfin un... le... euh... oh et puis vous verrez bien si vous avez la bonne idée d'y jouer ;o)

 

 

CyrO

mercredi, 08 février 2006

La violence dans les jeux vidéos au piloris

Me baladant de blog en blog je tombais, à la suite d'un commentaire chez Mariemarie, chez ce monsieur : http://click-clack.blogspot.com/

Trouvant les premiers posts pas inintéressants je descends un peu pour lire quelques billets pour finalement tomber sur un post fustigeant la violence vidéo-ludique. Depuis longtemps agacé par les amalgames entendus à ce sujet et reproduits encore une fois là bas, ni une ni deux, je m'enflamme et attaque un commentaire que je qualifierais de ... fleuve !

 

A la relecture de celui-ci et avant de poster, je me rends compte que  ce com' comprend tout ce que je compte depuis un moment poser dans un article sur le sujet.



Du coup, hop, je vous fais un copier-coller du fameux commentaire, ainsi que les réactions de fort mauvaise foi de celui à qui il était destiné... En espérant que ça ouvre un débat un peu moins sourd que celui que j'ai engagé là bas et que je refuse de continuer au même endroit puisqu'apparemment la personne concernée semble refuser de comprendre ce que j'ai écrit.

 

CyrO

 

Ah ben tiens, ça faisait longtemps, je me disais aussi...

 

Alors, avant de rebondir sur ton post il me parait bon de préciser un truc : j'ai bientôt 34 ans et fais partie de la catégorie dite des "hardcoregamers", tu sais, ces gens passionnés qui passent pas mal de temps sur des jeux, qu'ils soient violents ou non...

 

Bon, rentrons dans le vif du sujet : c'est ton commentaire chez Mariemarie -Le Mendiant à Rio- (dont je suis le compagnon -de Mariemarie hein, pas de son blog- ;o) qui m'a amené chez toi. Et en parcourant les titres je tombe naturellement sur ce billet ! Toujours curieux de voir le regard que portent les adultes "non-impliqués" sur ce support je le parcours de suite...

 

Et j'avoue bondir en te lisant... Quand on veut causer sérieusement du sujet il est déjà bon de se documenter un peu dessus, au risque de balancer des choses fausses. Le jeu qui a fait tant de bruit et tant de ventes est GTA San Andreas et non GTA Liberty City, son cadet de trois ans, qui cependant avait lui aussi amené énormément de polémiques. Et non il ne s'agit pas d'un "doomlike", catégorie désormais nommée FPS (pour First Person Shooter), mais d'un... GTA ! Une série qui est un genre à elle seule et qui n'a que peu de points communs avec les FPS ou Doomlikes... Mais il ne s'agit là que d'un détail sans grande conséquence.

 

Par contre, le reste...

 

Je comprends qu'on soit choqué par la violence qui est démontrée dans certains jeux. Mais comme dans un film ou un bouquin cette violence est au service d'une ambiance, d'une histoire. Elle n'est pas la raison qui pousse à jouer. Si autant de gens jouent à GTA, que ce soit le dernier en date ou les deux précédents c'est d'abord pour des raisons purement ludiques : il s'agit d'un des gameplays (le gameplay est le terme employé désignant les mécanismes de jeu et donc la richesse qu'une création ludique peut proposer) les plus profonds développés jusqu'à aujourd'hui ! Un de ces jeux qui font avancer le schmilblick, qui innovent et évitent à l'industrie vidéo-ludique de trop mariner dans des lieux communs comme elle sait hélas si bien le faire. De ces rares jeux aussi qui justifient, de par leur quantité de travail et la qualité qui en découle mais aussi de par le plaisir qu'ils procurent, qu'on paye 50 euros pour s'y adonner.

 

Il s'agit de plus, mais encore faut-il y jouer, ou lire des avis de personnes concernées par le support pour s'en rendre compte, d'une belle stigmatisation des dérives auxquelles l'Amérique fait face au quotidien ! Les auteurs (le terme est loin d'être usurpé dans ses deux sens) montrent du doigt les failles du système judiciaire, la décrépitude des ghettos et le désespoir de ceux qui y vivent. Si on veut le voir, le message politique est bien présent, caché sous un revêtement ludique des plus jubilatoires. Quant au fait de prendre du plaisir à interpréter une petite frappe il est tout à fait comparable à celui que prend un enfant à incarner avec ses camarades de cours de récré un bandit poursuivi par la police ou un indien face au cow-boy...

 

Alors bien sûr, il est choquant, y compris pour moi, de savoir que des adolescents et même, voire surtout, des enfants foutent le nez là dessus ! Seulement si tu t'étais un petit peu renseigné tu saurais que le jeu en question est, comme tous les jeux mis sur le marché en Europe ou aux states, présenté à un syndicat d'éditeurs avant d'être mis en vente ; ce syndicat attribue au jeu un "niveau de visibilité" qui est précisé sur la jaquette de celui-ci. Pour GTA San Andreas le jeu est déconseillé aux moins de dix huit ans (et cet avertissement est parfaitement visible) en France comme aux Etats-Unis !

 

Il n'y a donc pas à crier au loup quant à l'industrie elle-même. C'est ici la responsabilité des parents et des distributeurs qu'il faut montrer du doigt, plutôt que de gueuler sur ceux qui créent et dont on ne peut reprocher le droit à une liberté d'expression qui s'applique autant aux jeux vidéos qu'au cinéma ou à la littérature !

 

Des parents démissionnaires qui préfèrent dire oui à leur rejetons en leur mettant dans les pattes une oeuvre qui ne leur est pas destinée, histoire qu'ils arrêtent de leur casser les pieds.

 

Et puis bien sûr les distributeurs qui devraient refuser la vente aux personnes auxquelles le produit ne s'adresse pas ! Mais à l'évidence, malheureusement, ils s'en foutent, bien trop heureux de faire rentrer des soussous dans la popoche...

 

Non seulement ces actes irresponsables amènent une violence à des enfants ou adolescents qui sont supposés en être "protégés" (même si on ne voit aucun avertissement avant la grand-messe du 20H qui en propose presque tout autant si ce n'est que, malheureusement, celle-ci n'est pas scénarisée et que bien des marmots sont posés devant en la compagnie une fois encore irresponsable de leurs ainés) mais, aussi, ils décrédibilisent un univers qui tend de plus en plus vers l'artistique et qui n'a jamais été uniquement destiné aux momes...

 

Tout comme le dessin-animé, le jeu vidéo peut avoir différents publiques suivant l'orientation des oeuvres proposées, et ça a hélas bien du mal à rentrer dans les mentalités, ton post en étant une preuve flagrante !

 

Si comme tu le dis ce type de jeu donne des arguments à ceux qui veulent combattre la violence, c'est aussi parce que la plupart de ceux-là ne connaissent pas ou mal cet univers et ce support, ce qu'il propose réellement, le public auquel il s'adresse, mais aussi qu'ils n'ont pas l'ombre d'une idée des enjeux artistiques qui s'y tapissent, et dieu sait qu'ils sont nombreux ces enjeux !

 

Bref, de par un post comme le tien te voilà participant comme beaucoup de conservateurs (tu serais accueilli les bras ouverts dans les milieux les plus extrémistes de la droite américaine bien pensante grace à un tel article, si si, je suis très sérieux là) à la diabolisatioin d'un médium qui n'est pourtant pas composé que de violence (qui me plait dans ce contexte, bah voui, tout comme j'aime les films d'horreur et autre littérature "violente", mais pas que ; et oui, je fais pleinement la part des choses et n'ai toujours pas manifesté la moindre violence à l'égard de quiconque en 34 années de vie. Et puis on est là encore dans un phénomène de catharsis... bref), loin s'en faut, des tas de jeux se passant très bien d'elle pour exister et être de qualité, tout comme il y a de très bons jeux y faisant appel, GTA en étant d'ailleurs la crème et de très loin. La polémique amenée régulièrement aux states, et dont la série des GTA a été victime, est d'ailleurs plus une affaire politique que morale, beaucoup de sénateurs ayant récupéré le sujet, sans plus de connaissance de tout ça que toi, ce pour des raisons purement électorales...

 

Bref, si ton article n'est pas inintéressant pour autant, il tire des raccourcis tout aussi dangereux que ce que tu montres légitimement du doigt mais en te trompant de cible... Des parents responsables et des distributeurs itous suffiraient à faire en sorte que toutes ces polémiques ressemblent enfin à ce qu'elle sont : des blablateries vaines tendant à imposer un mode de pensée unique dans un univers dont la complexité échappe à ceux qui désirent une telle chose.

 

Je concluerais en rappelant une chose : l'inquisition, et autres groupuscules barbares, ont montré par le biais de l'histoire qu'ils n'avaient pas besoin de cinéma ou de jeux vidéos pour trouver en eux une violence qui n'est rien d'autre qu'un des fondements de la nature humaine... C'est un constat quelque part malheureux mais bien plus réaliste.

 

Et puis pour finir (voui, ça fait deux conclusions, mais je suis comme ça, je m'éparpille facilement...), au lieu de pointer du doigt les jeux vidéos et les jeunes qui ont soit disant pêtés les plombs à leur contact, les ricains feraient bien mieux de songer bêtement à les désarmer...

 

Je reste ouvert au débat si tu souhaites que nous en discutions tous deux :o)

 

grrr.fr

 

Vous tombez mal parce que je pratique les jeux vidéo depuis 1985....

Si mon sujet reprend les termes de Christian COMBAZ, je vais vous livrer mon propre sentiment :



J'ai interdit à mes enfants d'acheter ou d'emprunter GTA pour des raisons éducatives et pédagogiques qui sont à l'opposé des vôtres.



Je ne vois pas intérêt pour un petit Français AOC de se glisser dans la peau d'un émeutier bruleur de voiture ou d'un dealeur.



Mais si il y avait en vente un jeux où l'on soit un flic ou un privé payé au carton, il aurait surement un très gros succès.
Les Japonais pourraient nous mitonner un tel régal....

 

CyrO

 

Ah...

Alors, désolé, mais d'une ton texte (bah voui, je me permets de te tutoyer hein, c'est de coutume dans la "blogosphère", et puis je trouve aussi que ça pose un ton plus cordial ; le respect, de toute façon, et fort heureusement, ne se trouvant pas dans le vouvoiement ou le tutoiement...) ne laisse pas transparaitre le fait que tu sois un joueur et puis, ben de deux apparemment tu m'as mal lu !



Je suis contre le fait que des enfants ou même des adolescents aient accès à de tels jeux, relis-moi :o)



Quant à l'intérêt que chacun peut trouver à incarner tel ou tel type de personnage, ma foi, c'est une liberté que nous possédons tous ! Il parait difficile de porter un tel jugement là dessus non ?



Si je devais ne jouer qu'à des jeux me permettant de rester bien ancré dans ma carcasse de chômeur français j'aurais sans doute arrêté de jouer depuis longtemps.



Bref, à lire ta réponse j'ai le sentiment que tu ne m'as lu qu'en diagonales, ce qui me chagrine une chouille dans la mesure où j'ai pris soin de rédiger tout ça clairement et dans un but de lisibilité maximum.



Bref, au moins, par ton intermédiaire j'ai pris là le temps de rédiger le post que je comptais pondre sur mon blog depuis un moment ! Si tu souhaites y réagir (je devrais poster le copier/coller de mon com' demain) tu es le bienvenu, sans avis divergents point de débat, et sans débat point d'avancée des choses.




Sinon tu citais postal qui n'a jamais été édité chez nous, ce qui n'est pas plus mal, c'est une vraie merde qui pour le coup possède de surcroit un fond extrêmement douteux (là on incarne un psychopathe qui n'a d'autre but que de faire un maximum de victimes, ce qui est très différent des GTA où les actions du personnage sont motivées par un déroulement scénaristique certes amoral mais dont le déroulement a un sens fictionnel). Parfait exemple du jeu qui dépasse des bornes que les GTA, à mes yeux et pas qu'aux miens, n'avaient pas franchi pour des raisons de propos bien plus large...

 

quant aux développeurs japonais, nul doute que sur la base que tu évoques ils soient capables de nous pondre un jeu passionnant aux mécanisme originaux. Mais incarner un flic sous entendrait sans doute à un moment ou un autre tirer sur des gens, et finalement, même au nom d'une quelconque loi ça reste un acte bien violent non ?

Bref, moi je dis ça, je dis rien hein ;o)



Au plaisir :o)

 

grrr.fr

 

Le message a du mal à passer...

Je ne porte pas un jugement sur la qualité technologique de ces jeux ni sur leur scénario mais sur le message politique qu'ils véhiculent.
Comme lorsque je vais au cinéma.



Et je n'ai aucune aucune propention à incarner un chômeur français.



Je ne considère pas comme une liberté le fait que l'on propose à nos jeunes d'incarner une "Chance Pour la France" mais une véritable aggression à notre identité.



Par contre gràce à leur survêtements on ne peut pas les confondre avec les flics, c'est plus pratique pour tirer.

 

Vous m'accorderez que pour jouer à ces jeux, le cervelet suffit. le cerveau reptilien.



Si vous utilisiez la totalité de votre cerveau pour juger ces produits, vous verriez que le but poursuivi est le même que celui de Mouloud qui vend du shit aux collégiens.




je n'ai plus l'adresse de votre blog, son contenu ne m'ayant pas frappé.

 

-------------------------------------------------------------------------------------

Voilà.

 

Si je refuse de continuer, là bas, ce débat c'est tout simplement parceque, on le voit, ce monsieur n'a visiblement pas essayé les jeux qu'il montre du doigt, qu'il n'est certainement pas non plus autant un joueur qu'il tente de le faire croire mais parceque de surcroit, à l'évidence il ne le lit pas les commentaires auxquels il répond, ce qui ne manque pas de m'amuser mais prouve aussi la psycho-rigidité de la personne concernée.

 

Sans parler du fait qu'il s'axe un peu trop dans un regard cocardier pour que son discours soit très clair ; et puis, où a-t-il vu que les jeunes et les joueurs de jeux vidéo portaient tous des survêtements et étaient forcément en rogne vis à vis de la police ? De la même manière, je trouve inquiétant que ce type croit que seuls les maghrébins dealent du shit et autres substances... Bravo...

 

Encore quelqu'un qui a bien du mal à fonctionner autrement que par amalgames et se contente de ce qu'il lit ou entend à droite à gauche plutôt que de vérifier de visu... Triste...

Par contre, attention, je ne lui réfute bien sûr pas le droit de ne pas aimer ces jeux là hein, c'est ce qu'il leur met sur le dos qui m'ulcère, rien d'autre !

 

 

CyrO

lundi, 24 octobre 2005

Une perplexité que je partage...

"Ce qui me surprend vraiment, cependant, c'est le succès des films UMD PSP chez les occidentaux. Ca me dépasse. Comment pouvez-vous regarder ces films hollywoodiens spectaculaires et aux budgets énormes sur un écran aussi minuscule ? Je croyais que tout le monde voulait des écrans ENORMES et des télévisions de plus en plus GRANDES. J'imagine que c'est agréable de pouvoir disposer de ses films favoris n'importe où mais... ça reste un mystère occidental pour moi. *rires*"

 Yuji Naka 

responsable de la Sonic Team et l'un des pères du hérisson bleu.

Récupéré sur l'excellent mais trop peu réactif Overgame.com

 

25/10/05 : petit addendum pour aider à la compréhension

Comme l'a fait remarquer Thierry, c'est vrai que cette note parait peut-être un peu obscure pour certains. Alors, la PSP est ni plus ni moins que la 1ère console portable de chez Sony dont vous avez sans doute déjà entendu parler. Une belle machine, puissante, mais dont l'intérêt ne m'apparait pas particulièrement flagrant, surtout si on la met en comparaison avec la Nintendo DS, moins puissante, moins jolie mais nettement plus novatrice et surtout ayant une véritable autonomie (une dizaine d'heures contre à peine quatre pour la PSP) ce qui pour un produit nomade semble être un minimum...

 

Et c'est particulièrement vrai concernant les fameux films au format UMD, une espèce de Mini-Disc version DVD sur lesquels sont stockés les jeux de la console et aussi des films, films vendus en moyenne 20 euros et qui ne peuvent être vus que sur la machine de Sony puisque c'est un format propriétaire.

 

Comme le dit Yuji Naka je ne vois pas l'intérêt de mater des films dans ce format là et surtout à ce prix, ce d'autant plus que les films ne sont pas présentés dans leur format d'origine, l'écran de la PSP étant franchement batard et ne correspondant à aucun format cinéma ; Les dégats étant particulièrement visibles sur un film tourné en cinémascope, dès lors on perd un bon quart de l'image, c'est pas encore du pan & scan mais on n'en est pas loin et quoi qu'il en soit les cadres voulus par le réalisateur sont donc massacrés et ne correspondent plus à une quelconque volonté artistique ou esthétique si ce n'est celle de faire rentrer des images dans un format pour lequel elles n'ont pas été conçues.

 


Voilà voilà, j'espère que c'est désormais un peu plus clair :o).

 

 

CyrO

jeudi, 29 septembre 2005

Doom 3

Une bécane fraichement upgradée (+ de ram, une carte vidéo récente, un nouveau processeur couplé à une carte mère elle aussi toute neuve), voilà qui donne envie de faire cracher ses tripes à sa machine (et également d'éviter au maximum son banquier au vu de la somme dépensée) ! C'est précisément ce que je me suis dit après le montage des nouvelles pièces de mon pécé... Et comme pour tout bon gamer qui se respecte il était évident que c'est sur un jeu que j'allais tester tout ça.

 

Doom 3Après avoir abandonné mon ambition de mettre Battlefield 2 tous détails à fond (celui-ci ne pouvant tourner ainsi que sur des ordis venus de l'au-delà du possible) je vais faire un tour chez mon dealer de sensations vidéo-ludiques préféré histoire de trouver mon bonheur et par là même une idée. Et c'est là que Doom 3 me fait grave de l'oeil (ou du rail-gun, comme vous préférez).

 

Doom 3, acheté le jour de sa sortie, revendu deux semaines plus tard un peu déçu... Mais la claque visuelle était déjà bien au rendez-vous sur une configuration pourtant nettement moins puissante. "Allez, hop, en occasion ça le fait vraiment pas cher et puis ça sera l'occasion de le terminer comme de faire plaisir à mes petits nyeux tout en tentant de mettre mon beau matériel tout frais sur les genoux" que je me dis. Ce qui fait bien marrer le vendeur qui se souvient encore de mon laïus quand à ma déception le jour où je suis passé le lui revendre !

 

Je rentre donc chez moi et installe le jeu avec une impression, fort légitime, de déjà vu, me demandant comment je vais vivre le fait de reprendre tout le trip depuis le début, n'ayant pas conservé mes sauvegardes alors que j'en étais resté à plus de la moitié... Et puis durant l'installation je me remémore mes principaux griefs contre un jeu qui n'a pourtant pas que des défauts comme vous le verrez plus loin : action trop répétitive au bout de quelques niveaux et surtout l'angoisse des premières heures qui disparait sous le bourrinage pur et dur ! C'est là que je constate combien l'idée de le racheter était bonne. Au delà du fait de pouvoir profiter de la qualité des graphismes dans ce qu'ils ont de meilleur à proposer : bêtement recommencer en mode "facile" et non plus en mode "normal" qui est celui que je choisis systématiquement pour tous jeux. Le degrès de difficulté jouant sur le nombre de monstres et autres adversaires présents, et non sur les dégats occasionnés ou reçus, peut-être que finalement j'arriverais ainsi à en tirer la substantifique moëlle ...

 

On a conscience déjà depuis quelques années qu'à de trop rares exceptions près le cinéma fantastique et horrifique ne sait plus guère nous faire peur, celui-ci se délayant dans un cynisme et un second degrès qui désamorcent toute angoisse histoire de rendre le genre accessible à un grand public qui n'avait pourtant rien demandé à personne. Et depuis les middle 90's les sensations que des gens comme George A. Romero (Land of the Dead arrive à point nommé, je le recommande aux amateurs), Tobe Hooper, Wes Craven et autres Dario Argento savaient nous prodiguer avec talent il y a déjà bien trop longtemps, nous arrivent désormais principalement du monde du jeu vidéo et non plus de celui des 24 images secondes.

 

Doom 3 s'avère finalement en être un exemple des plus frappants, pour peu donc que l'on choisisse le mode de difficulté le moins corsé ! En effet, à partir de là les apparitions des divers imps et autres zombies sont moins fréquentes, ceux-ci s'avérant également moins nombreux lorsqu'ils surgissent à plusieurs, laissant par ce biais l'ambiance crépusculaire et malsaine s'installer durablement là où avant elle disparaissait après quatre ou cinq heures de jeux, ensevelie sous des quintaux de scripts et autres apparitions de démons en tous genre tous les cinq mètres... Le jeu n'est en d'ailleurs pas plus facile, sa difficultant se trouvant désormais ailleurs : dans la terreur que ce ride virtuel est maintenant capable de nous instiller ! L'atmosphère est constamment pesante et les moments de pure bourrinage, encore très intenses, se font plus rares mais du coup bien plus surprenants et paniquants, ce qui n'aide pas à aligner correctement les abominations qui se dressent face à soi.

 

Le plus impressionnant reste sans doute la plongée dans l'horreur à laquelle nous convient les petits gars de chez ID Software de par le biais d'un scénario finalement assez basique mais pensé et articulé savamment jusque dans ses moindres détails. Lors de nos pérégrinations nous allons récupérer régulièrement des PDA sur les corps mis en pièces de leurs anciens propriétaires. Et ces assistants personnels sont l'outil par lequel nous apprendrons l'histoire de la décrépitude de cette base marsienne dans laquelle nous allons nous perdre jusqu'à plus soif. Par le biais d'échanges d'e-mail parfois anecdotiques et personnels, ou en rapport direct avec la présence professionnelle de ces gens sur la planète rouge, mais aussi par des rapports audios principalement à destination de leurs supérieurs. Et là le jeu marque des points ! Non seulement tous ces documents amènent un sacré degrès de crédibilité à l'aventure, mais en plus, les évènements qui nous ont échappés s'assemblent au fur et à mesure, tels des pièces de puzzle, pour dévoiler par petites touches un tout absolument horrifiant. Chaque nouvelle information rend l'histoire plus glauque, plus sordide, et nous permet aussi à la longue de s'étonner de la compassion que l'on peut ressentir vis à vis de ces corps étalés aux quatres coins de la station, vies brisées par un destin funeste auquel elles n'auront jamais rien compris si ce n'est de l'aspect inéluctable de l'emprise d'un mal incidieux sur leur lieu de travail. Les enregistrements audio ayant été parfaitement doublés en français, on devine rien qu'à l'intonation, à l'hésitation et au tremblement de la voix toute la peur et la confusion face à l'indicible de celui qui l'a dicté. Faites abstraction de tous ces documents et vous passez à côté de 50 % du plaisir délivré par le jeu !

 

Un mot rapide sur l'ambiance sonore : fabuleuse ! Elle rend l'immersion encore plus efficace et sait jouer de manière stupéfiante avec nos nerfs... Si vous êtes de surcroit équipé en quadriphonie, voir en 5.1, sur votre machine vous n'avez pas fini de vous inquiéter de ce crissement que vous venez d'entendre là, à droite, loin derrière vous, et qui semble se rapprocher, ou encore de ces voix spectrales qui vous chuchotent, presque à l'oreille, des mots que vous préfèreriez ne pas avoir bien compris. Et ce putain de martèlement sur la cloison d'à côté qui a résonné pendant plus de cinq minutes et vient soudainement de stopper, hein, ça veut dire quoi ?

 

Bref, Doom 3 est bien plus un jeu à apprecier en prenant tout son temps, presque un long moment de contemplation entrecoupé de fulgurances de violence, totalement tourné vers une terreur autant vicérale que cérébrale, ses concepteurs ayant pleinement intégré les codes aussi bien littéraires que cinématographiques qui ont donné ses bases au genre. Un pur survival de science-fiction gothique crépusculaire et parfaitement mature, voilà ce qu'est cette expérience ludique. James Cameron a bien dû s'amuser en y jouant, retrouvant bien des aspects de ce qui rendait son Aliens (ben oui, vous ne croyiez pas que j'allais faire référence à Titanic là ?) terriblement prenant et flippant.

 

Hollywood vient de terminer l'adaptation cinématographique du jeu, un trailer est d'ailleurs disponible un peu partout sur la grande toile, et il semblerait que là encore on soit en droit de trembler... Mais cette fois pour une raison hélas bien différente tant cette version renifle à plein nez le nanar dénué de toute ambition tant sur le plan artistique que pour faire grimper le trouillomètre.

 

Bon, je vous laisse, faut que j'aille nettoyer ma moquette, y a encore un con de zombie qui a cru pouvoir me surprendre en arrivant dans mon dos... Et un zombie arrêté à coup de fusil à pompe, ça tache !

 

 

CyrO

jeudi, 12 mai 2005

Les MMORPG, vraie voie de sociabilisation pourtant déconnectée du réel ?!

Quatre chercheurs d'une université de Pittsburgh ont effectué une étude démographique et sociologique sur les utilisateurs des jeux de rôle massivement multijoueurs (MMORPG pour Massively Multiplayer Online Role Playing Game) dont Everquest, Dark of Camelot, World of Warcraft et Ultima Online sont parmis les plus joués !

Les résultats, sans être surprenants, sont des plus intéressants. On se rend compte, entre autre, que c'est dans un but d'interactions sociales que la plupart des joueurs aiment s'abandonner à ces plaisirs addictifs. Elément intéressant qui dément les accusations selon lesquelles ce type de joueur s'enferme en solitaire dans ces univers.

Il n'en reste pas moins que tout ça prouve combien nos habitudes de vie nous isolent de plus en plus, au point d'aller chercher dans des jeux aux objectifs pourtant prioritairement ludiques de quoi combler un peu la solitude de nos petites existences... Un compte rendu synthétique mais finalement assez complet est disponible sur Overgame.

A part ça on me dit dans l'oreillette que, non, l'apathie en milieu urbain ne prend pas de plus en plus d'ampleur, que mes sens me trompent et que je ne dois pas me laisser abuser...

 

 

CyrO