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mercredi, 11 janvier 2006
La Guerre des Mondes - de Steven Spielberg (2005)
Allant de moins en moins au cinéma pour des tas de raisons (trop cher, trop peu de V.O., programmation indigente à Pneuland, installation bien plus cosy dans mon chez moi etc...) je découvre la plupart des films désormais en DVD...
Ceci explique que vous trouviez bien souvent des critiques un peu en retard sur la sortie salles. Bref, passons au dernier film de Spielby !
Depuis La Liste de Schindler (1993) tout le monde est d'accord pour dire que Steven Spielberg est rentré dans la phase "mature" de son oeuvre, mouvement enclenché dès La Couleur Pourpre (1985) mais qui a pris bien du temps pour être assumé tel quel. Il est donc d'entrée de jeu franchement intéressant d'accéder enfin à un film qui se veut antinomique de son Rencontres du 3ème type (1977), lui terriblement ancré dans la période "enfantine" et bien plus féérique, même s'il savait se montrer oppressant et sombre par moments.
Le 11/09 n'est évidemment pas étranger aux choix que l'on trouvera dans ce métrage partagé entre la pure SF, le drame et le film catastrophe. Certaines images ne manqueront pas non plus d'en rappeler d'autres, bien moins virtuoses, du moyen Jour d'Après (2004) d'un Rolan Emmerich qui n'a pourtant jamais été aussi bien inspiré. Les grands mouvements d'exode ramènent autant vers ce film que vers la seconde guerre mondiale avec laquelle Spielberg n'a visiblement pas encore réglé tous ses comptes. Et comme tout au long de son oeuvre, l'explosion de la cellule familiale est une des principales thématiques du film... Bref, en termes de richesse de propos, pour ce qui est supposé n'être qu'un divertissement, le film est déjà bien ras la gueule ! Il y a de quoi analyser de tous les côtés, et pour les plus pervers sans doute bien plus encore.
Mais il n'y a pas que dans le propos que La Guerre des Mondes est à la limite de la saturation, l'image étant à mettre au même rang.
En effet, pour la première fois, dans un film du golden boy, les cadres sont constamment remplis. S'en est même impressionnant. Pas un coin de ciel n'est accessible au regard, pas l'ombre d'une vaste étendue dans laquelle laisser s'enfuir quelques instants nos pensées. Le film se veut claustrophobe et y parvient allègrement, entre autre de par ce biais là. On étouffe presque tant on est submergé d'images denses et parfois franchement agressives. Spielby rempli son scope de tonnes de détails, resserre ses plans, choisi bien souvent de filmer à l'épaule, et nous laisse preque suffoquants, à l'image de ses personnages.
Ca n'empêche en rien d'avoir droit à de très belles images dont la force picturale est par moments réellement impressionnante (Ray sortant à découvert pour ne déboucher que sur une apocalypse dantesque, un tripode s'extrayant d'une forêt en haut d'une colline alors que des centaines de personnes paniquées courent la campagne en contrebas, un train carbonisé passant à toute vitesse et dont les flammes procurent sans doute la vision la plus macabre et la plus puissante de tout le métrage... et bien d'autres). Le film est d'ailleurs parcouru régulièrement d'image à la beauté funeste et crépusculaire.
Et puis nous voilà enfin face à une invasion extra-terrestre répondant à ce que nous avons toujours attendu sur un grand écran. Le spectacle est total, les effets spéciaux se font totalement oubliés tant ils sont parfaits pour nous laisser pantois, la bouche grande ouverte devant cette orgie de vignettes inédites et terriblement excitantes.
Mais si tout cela fonctionne si bien c'est surtout dû à la crédibilité des personnages qui nous sont proposés et au regard que leur porte le réalisateur. Tout au long du film on ne lachera pas une seconde les baskets de Ray Ferrier, grutier de profession, peu cultivé et ayant sérieusement baissé les bras quant à l'éducation de ses deux enfants, eux-même de toute façon èlevés principalement par leur mère vivant désormais avec un nanti. Ferrier, c'est Tom Cruise bien sûr, un Tom Cruise tout à fait crédible dans ce rôle et semblant ici bien plus à l'aise que dans d'autres. Le film repose en grande partie sur lui, sa dimension émotionnelle également.
C'est par le biais de ce personnage mal assuré que Spielberg revient nous parler du divorce, du manque du père, pour rejoindre cette thématique déjà abordée dans tant de ses films (Rencontres du 3ème Type, E.T. -sans doute son plus personnel, particulièrement à ce sujet-, A.I., Attrape-moi si tu peux, et dans une moindre mesure Les Dents de la Mer et Indiana Jones et la Dernière Croisade). Ne dit-on pas que tout réalisateur ne fait que réaliser constamment le même film ?
L'histoire de Ray s'avère en tout les cas souvent poignante, face à ses enfants qui ont du mal à le reconnaitre comme un père et surtout comme quelqu'un apte à les prendre en charge face à une situation aussi dramatique que celle qu'ils vont traverser deux heures durant. Le personnage ne nous est jamais présenté comme un héros, le voyant plus d'une fois douter, se montrer lâche, perdu face à des responsabilités qu'il ne sait comment envisager. Et s'il s'en sort plutôt bien dans l'action c'est la plupart du temps plus dû au hasard qu'à ses propres choix... Un personnage dont les failles se dévoilent au grè du film, le rendant toujours un peu plus humain et démuni face à une situation le dépassant comme elle nous dépasserait d'ailleurs tous. Difficile, du fait, de ne pas ressentir d'empathie à son égard.
Cruise s'avère donc parfait dans ce rôle qu'il ne bouffe jamais, laissant le personnage s'exprimer pleinement, mais les interprètes de ses deux enfants font tout autant que lui sur le plan de la crédibilité. Dakota Fenning et Justin Chatwin s'en sortent merveilleusement bien et évitent largement l'écueil des enfants ou adolescents crispants et plus agaçants qu'autre chose. Eux aussi sont justes, la cadette sachant même se montrer sacrément émouvante à diverses occasions et ils s'en sortent d'autant mieux que le film gravite uniquement autour d'eux deux et de leur père.
A l'arrivée le film est donc tout autant intimiste que spectaculaire, terrifiant qu'émouvant. Et surtout adulte ! On n'est pas dans un ride pour teenagers, ce qui était une des plus grandes inquiétudes alors que le film se montait. Il s'agit d'un film mature, riche et néanmoins parfaitement divertissant. Pas un chef-d'oeuvre, juste un de ces rares très bons films, possédant une direction artistique magnifique et pleinement maîtrisée, comme la machine hollywoodienne sait parfois nous en proposer à l'insu de son plein grès ; n'oublions pas cependant que Steven Spielberg est le seul réalisateur vivant pouvant faire absolument tout ce qu'il veut sans contrainte dans ce cadre là, son mérite en est donc forcément amoindri.
Certains ont râlé sur la fin du film (que je ne dévoilerais pas, rassurez-vous), et réalisé par un autre ça m'aurait sans doute un poil énervé également. Mais là encore on reste dans une thématique spielbergienne, et je trouve donc la conclusion du métrage pleinement justifiée de par ce biais, même s'il est difficile de ne pas y voir pour autant quelques facilités.
Bref, de mon côté j'ai marché à fond, j'ai paniqué avec Ray et ses deux enfants, jubilé tout du long de voir enfin de telles images comme le cinéma nous en promet dans la SF depuis si longtemps (remember cette daube d'Independance Day -du Emmerich déjà cité plus haut- qui pourtant propose un postulat initial similaire sans jamais assumer ses promesses justement -ni montrer le moindre corps dénué de vie, ce qui au vu du sujet est simplement pathétique-) et le tout sans avoir une seconde l'impression d'avoir dû laisser mon cerveau au vestiaire. Si Spielberg n'est à l'évidence pas, et ne sera probablement jamais, le cinéaste le plus important de sa génération, il reste bel et bien un des rares réalisateur à quasi-(comment lui pardonner Hook et Amistad ?)systématiquement proposer de vrais divertissements de qualité ne se départissant que très rarement d'une certaine pertinence...
Le film est disponible en DVD chez Paramount en édition simple dénuée de tout supplément, ou en édition collector bardée de près de trois heures de supplément passionnants, ces derniers étant presque aussi intéressants que les documentaires rétrospectifs que Laurent Bouzereau (encore et toujours maître d'oeuvre) avait réalisés pour Les Dents de la Mer ou Rencontres du 3ème Type, c'est dire...

14:35 Publié dans Cinéma, Epikoienkore | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : Arts et culture, la guerre des mondes, spielberg, remake, S.F.
Commentaires
Pas eu envie de truicider la gamine hurlante ???
Ecrit par : Glu-glu | mercredi, 11 janvier 2006
Certainement pas non... Elle hurle, elle passe par des phases d'hystérie comme bien d'autres enfants le feraient en de telles circonstances ! Son jeu est au diapason de la situation, et elle est à mes yeux parfaitement juste la plupart du temps. Une gamine apathique aurait en l'occurence détruit toute la crédibilité du film... Je la trouve bêtement touchante cette jeune comédienne, et plutôt douée.
Ecrit par : CyrO | mercredi, 11 janvier 2006
pfiou quelle critique !
Ecrit par : Mariemarie | mercredi, 11 janvier 2006
Pitain ça c'est de la note ! :o)
Ecrit par : rainette | mercredi, 11 janvier 2006
je suis tout à fait d'accord avec ta critique, certains qui s'attendaient à un blockbuster type independence day n'ont pas aimé, moi j'ai marché à fond. Certaines images cauchemardesques, dont le fameux train en flamme, m'ont hantées pendant longtemps. L'espèce de corne de brume étouffée qui annonce l'arrivée des tripodes m'a bien fait flipper, j'étais sous mon siège à chaque fois qu'elle retentissait. Le côté extermination froide et mécanique m'a rendue malade, évidemment on pense à la Shoah en particulier lors de la scène des vêtements qui volent. Quant à Tom Cruise, je l'ai trouvé très sobre en héros malgré lui. En bref, c'est un film qui m'a hyper accrochée mais je ne suis pas sûre d'être capable de le revoir.
Ecrit par : changaili | mercredi, 11 janvier 2006
très jolie critique, je me prononcerai sur le film quand je l'aurai vu mais tu m'as bien donné envie, tu voudrais pas faire celle de batman begins aussi :D ? par contre c'est normal qu'on me demande un login et un mdp à chaque fois que je charge une page ?
Ecrit par : Rhum's | jeudi, 12 janvier 2006
Non, mais normalement le pb doit être résolu :o)
Ecrit par : CyrO | jeudi, 12 janvier 2006
Une petite critique hebdomadaire serait sympa...
Ecrit par : BA | vendredi, 13 janvier 2006
C'est vrai que c'est normal qu'elle hurle, mais c'est son cri qui est horrible, surtout au cinéma avec un son super fort.
Ecrit par : Glu-glu | vendredi, 13 janvier 2006
Moi j'ai pas aimé... peut-être parce que trop d'effets tue l'effet.
Ecrit par : David | lundi, 16 janvier 2006
ben je peux comprendre que l'effet tue l'effet lorsque l'on est dans une débauche gratuite et au service de que dalle, mais quand, comme ici, tout n'est présent que pour crédibiliser une situation, au service d'une histoire, et surtout ces fameux effets ne sont jamais mis en avant (Spielberg ne s'arrête jamais en contemplation devant ses CGI, il passe dessus sans ostentation) !
m'enfin bon, chacun appréhende ça à sa propre sauce hein :o)
Ecrit par : CyrO | mardi, 17 janvier 2006
;-)))
Ca me fait l'effet (à moindre échelle quand même !!!) du dernier King Kong... Je préfère largement l'original (même si ça a "vieillit" mais au moins ça le fait... je deviens un vieux con lol)
Ecrit par : David | mardi, 17 janvier 2006
Bah, j'adore l'original, pour ce qui est de Kong, que je préfère mille fois au remake 70's de Guillermin, mais je n'ai pas encore vu la version de Mr Peter Jackson... J'avoue néanmoins être assez optimiste pour ce dernier, même si je préférais Jackson dans des productions plus confidentielles.
Jackson comme Spielberg sont des gens pour qui les effets spéciaux ne sont que des outils et non une finalité en soi...
Après il est indéniable que les effets à l'ancienne ont une patine, un charme qu'il est difficile de leur enlever, les films sur lesquels a bossé Harrihausen en sont une démonstration flagrante, mais finalement, sur ces derniers, ce sont bien souvent les effets qui èlevaient les films, généralement plutôt rachitiques sur le plan des scenarii comme de la réalisation.
Bref, je me demande de plus en plus s'il n'y a pas un effet "nostalgie" quant à la valeur que l'on porte aux films faits à l'ancienne !
Il n'empêche, je défends bec et ongles le dernier Spielberg, qui n'est pas un film à SFX mais bien plus un film sur l'humain.
Difficile néanmoins d'aller contre ce que toi tu y as ressenti :o)
Ecrit par : CyrO | mercredi, 18 janvier 2006
Le dernier King Kong... pft... j'ai voulu voir, exactement ce à quoi je m'attendais... un mix de jurassic park, king kong, indiana jones et j'en passe. C'est spectaculaire mais après...
Ecrit par : David | jeudi, 19 janvier 2006
Bon, si je suis d'accord avec le sens de ta critique, je trouve quand meme l'usage répété de superlatifs un peu abusif au vu de ta concession conclusive:
"Pas un chef-d'oeuvre, juste un de ces rares très bons films..."
Et je me dit: "Putain , comme il nous aurait saoulé ça en avait été un... (de chef d'oeuvre)"
Et puis je suis surpris de ne pas voir de bémol pour le coté gratuitement gore des effets spéciaux de ce que j'appelle la deuxième partie du film, et ce d'autant plus que cette vision d'une nature (et par extension d'une planète) cannibalisée par une espèce de système vasculaire extraterrestre et parasite est totalement absente du roman de HG Wells. Cette séquence n'expliquant pas grand chose de plus sur l'usage des organismes (humains ou plus generalement vivants pour le coup ?) par les aliens fait plutot "cheap" quant au rendu à l'écran (les gros vaisseaux sanguins qui courent sur le sol et dans les arbres: ça fait plus serie B qu'autre chose).
Tout au plus , si on est sympa, y verra t on une allusion à l'exploitation complète du corps de ses victimes par la machine d'extermination nazie...
Sinon , c'est vrai que t'as quand meme une putain de bonne plume pour un ex marchand de tapis.
Ecrit par : Rainman | jeudi, 09 mars 2006
Rainman qui commente comme si c'était chez moi, je veux dire, avec le ton qu'il emploie chez moi...
hu hu
ceci-dit, c'est un commentaire intéressant.
enfin bon, j'ai toujours pas vu le film.
Ecrit par : Mariemarie | jeudi, 09 mars 2006
Rainman > Ah bah voui, ça j'avoue, y pas mal de superlatifs en effet... Et ça ne fait que traduire mon enthousiasme vis à vis du film.
Que celui-ci soit simplement bon, ou exceptionnel, peu importe, moi j'ai adoré, ma façon de le démontrer étant l'usage que tu pointes là du doigt ! D'où d'ailleurs le fait que je remette les choses à leur place par le biais du "pas un chef d'oeuvre... " etc...
Du fait, face à un chef d'oeuvre je n'aurais pas forcément été plus saoulant. Il y a d'ailleurs des films que je considère objectivement comme de purs chefs d'oeuvre totalement aboutis et qui me laissent parfaitement froid, et d'autres films plutôt mineurs mais qui m'excitent grave, que je trouve jubilatoire ou attachants, et ce aussi parfois à cause de certains de leurs défauts... Le principal à mes yeux étant que dans tous les cas la démarche cinématographique soit sincère, ce qui se fait de plus en plus rare aujourd'hui, Spielberg sur ce plan étant proprement intouchable (et j'avoue que ça ne cesse de me suprendre, ce type est sans doute, avec Scorsese, le plus barré et passionné des cinéastes américains encore en fonction ; deux amoureux d'un médium auquel leur vie est quasi-intégralement dédiée).
Et non, pas de bémol face aux effets spéciaux puisque je ne les trouve pas "gratuitement gores", d'une parce qu'ils ne sont pas si gores que ça, et puis de deux parce que le sujet justifie pleinement cet emploi. J'en causais d'ailleurs dans cette note, Emmerich, en plus d'avoir fait une bouse avec Independance Day, a surtout été d'une hypocrisie sans nom en refusant de montrer le moindre corps à l'écran et ça n'a pas aidé à rendre son film meilleur, bien au contraire. On parle ici d'extermination, ce dans le cadre d'une fiction, donc si on en parle et qu'on ne montre rien, l'angoisse supposée y être liée va disparaitre pour des raisons de simple crédibilité. Et puis comme je le disais aussi je ne trouve pas que les SFX en fassent trop, ils sont simplement au service de l'histoire, je ne trouve pas le film démonstratif sur ce plan puisqu'il ne s'y arrête jamais, certains étant même remisés en arrière plan, planqués dans le cadre justement parce qu'ils ne sont pas en rapport avec le sens du plan, mais n'en sont pas moins présents dans ces moments tout simplement parce que les supprimer enlèverait une densité qui fait justement un des intérêts du film comme sa crédibilité.
Quant à l'aspect "série B" d'une partie de la direction artistique il est évident qu'elle est volontaire et assumée, par respect au genre et à ses codes, ce qui explique aussi une bonne partie de la jubilation que j'y ai trouvé. Aujourd'hui, beaucoup de films "grand public" ne sont ni plus ni moins que des séries B déguisées et surtout camouflées, alors que leur postulat ne va pas piocher ailleurs. Spielberg, à l'inverse de beaucoup de ses petits (tous petits) camarades, en est pleinement conscient et n'a aucun problème à l'admettre ni à se frotter au genre (comme il l'a d'ailleurs souvent fait), et sait parfaitement que cette portion du cinéma est tout aussi noble que les autres plus consensuelles...
Et, en effet, le film n'est pas une réplique mot pour mot du bouquin de Wells, ni de la première adaptation ciné qui en a été tiré. Mais où est le mal ? Il s'agit justement d'une adaptation et non d'une transcription fidèle, ce qui serait d'ailleurs tout à fait aberrant puisqu'il est parfaitement impossible de vouloir faire un telle chose par le biais d'un medium qui ne fonctionne pas sur les mêmes codes et les même mécanismes que l'original. Il n'y a d'ailleurs qu'à voir le Sin City de Rodriguez, fidèle de bout en bout aux planches de Franck Miller : belle réussite artistique, le film se plante sur le rythme, la narration, tout simplement parce que ce qui fonctionne en BD ne fonctionne pas forcément au cinéma qui possède son propre langage. Et pour l'écrit pur c'est encore plus marqué dans les différences...
Enfin, comme tu le remarques toi-même, il s'agit bien, concernant l'usage des organismes humains, d'une allusion à la solution finale et à l'exploitation des corps dans les camps, le fait que ce soit simplement Spielberg qui soit derrière la caméra enlève tout doute à ce sujet et en fait une évidence, ce thème étant un des plus prégnants dans les dix dernières années de l'oeuvre du bonhomme... Finalement pas juste une allusion donc.
Quant à ma plume, ben je te remercie pour le compliment, même si je la trouve plus fonctionnelle qu'autre chose... :o)
Mariemarie > Voui voui, le commentaire du Rainy est clairement intéressant et mériterait un débat en direct plutôt qu'ainsi en différé ! :o) La preuve, j'ai eu envie d'y répondre en prenant tout mon temps... Quant au ton qu'il a employé, je ne vois pas en quoi il pourrait être génant, moi ça ne m'a pas marqué à la lecture en tous les cas.
Ecrit par : CyrO | vendredi, 10 mars 2006
CyrO > ben voyons...
Ecrit par : Mariemarie | samedi, 11 mars 2006
Ben voyons quoi Mariemarie ?
Ecrit par : CyrO | samedi, 11 mars 2006













